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Prix

Ce que coûte vraiment une caisse : cinq lignes qu'il ne faut jamais additionner à l'aveugle

Le prix affiché par un éditeur ne couvre qu'une des cinq lignes de la facture. Les quatre autres arrivent après, et c'est là que les surprises se logent.

Une caisse ne se paie pas en une ligne. Elle s'en paie cinq, qui n'ont ni le même émetteur, ni la même périodicité, ni la même durée de vie. Les additionner sans les séparer, c'est comparer un loyer à un achat.

La licence de l'éditeurPar mois, par établissement
Le matérielUne fois, pour cinq à sept ans
Les frais de paiementUn pourcentage, à chaque encaissement
Les options de l'éditeurPar mois, selon ce qui est activé
L'installation et le supportUne fois, puis un récurrent

1. La licence : le premier prix n'est pas le seul

C'est le chiffre que tout le monde retient, parce que c'est celui que les éditeurs affichent. Lightspeed Restaurant, par exemple, publie trois formules — Basic 89 €, Core 159 €, Pro 249 € par mois — et facture en plus chaque caisse supplémentaire (tarifs de l'éditeur, relevés en septembre 2026).

L'écart entre les trois n'est pas cosmétique : la gestion des stocks commence à la formule intermédiaire, la commande en ligne et la livraison à la dernière. Choisir l'entrée de gamme parce que c'est le premier prix, puis découvrir qu'il y manque précisément la fonction qui justifiait le changement, c'est le scénario le plus courant que nous voyons en audit.

La question à poser : ce que vous venez de me montrer est-il dans la formule que vous me proposez ? Par écrit.

2. Le matériel : un objet, pas un abonnement

Une caisse tactile, un tiroir, une imprimante de tickets, une douchette de codes-barres : ce sont des équipements, ils s'achètent une fois et servent cinq à sept ans. Les comparer à un abonnement mensuel n'a de sens qu'en ramenant les deux à la même durée.

Deux remarques honnêtes. Beaucoup de matériel déjà en place se reprend : une imprimante, un tiroir et un lecteur en bon état n'ont aucune raison d'être remplacés parce que le logiciel change. Et la location existe, pour les cas où la trésorerie compte plus que le coût total.

Le matériel, famille par famille

3. Les frais de paiement : la ligne invisible

C'est le pourcentage prélevé sur chaque encaissement par carte. Il est facturé par votre banque ou par le prestataire de paiement, pas par l'éditeur de la caisse — et c'est exactement pour ça qu'il n'apparaît sur aucun devis de caisse.

Sur un établissement où la carte domine, c'est souvent la plus lourde des cinq lignes sur douze mois. Elle se négocie, elle se compare, et elle change selon que le terminal vient de la banque ou du prestataire de l'éditeur. Faites-la figurer dans votre calcul même si personne ne vous la présente : sans elle, le total que vous comparez n'est pas le vôtre.

4. Les options de l'éditeur

Fidélité, stocks avancés, commande en ligne, écran de cuisine, réservation : selon les éditeurs, ces briques sont comprises, ou facturées par module et par mois. Une démonstration les montre toutes ; un devis n'en contient qu'une partie.

5. L'installation, la formation, le support

L'audit, le paramétrage du catalogue, le raccordement des périphériques, la formation de l'équipe, puis l'assistance quand quelque chose tombe. C'est notre part, et elle se chiffre ligne à ligne après l'audit : un comptoir à un poste et un restaurant à trois salles ne demandent pas le même travail.

Nous n'affichons pas de forfait pour cette ligne. Ce serait un chiffre faux dans les deux sens : trop élevé pour les uns, intenable pour les autres.

« 22 € par mois » : ce que ça veut dire

Ce genre de chiffre circule, et il peut être parfaitement exact. C'est le prix d'une licence d'entrée chez un éditeur qui vend son propre logiciel — sans matériel, sans raccordement, sans formation, sans quelqu'un qui se déplace. Ce n'est pas un mensonge : c'est une ligne sur cinq.

Comparez-la à la ligne équivalente chez les autres, pas à leur total. Et si un total vous est présenté sans que les cinq lignes y soient distinguées, demandez le détail avant de signer : un devis qui refuse de se découper a toujours une raison.

La seule comparaison qui vaut

Le coût sur trois ans, les cinq lignes réunies, pour un périmètre écrit noir sur blanc : combien de postes, quelles fonctions, quel support, quel délai d'intervention sur place.

Trois ans, parce que c'est en dessous de la durée de vie du matériel et au-dessus de la période où une remise de première année fausse le calcul. Fait ainsi, le tableau tient sur une page, et les écarts qu'on croyait énormes se révèlent souvent minces — ou l'inverse.

Avant le prix : les cinq questions qui décident du choix

Les tarifs Projexo, ligne par ligne

Un devis qui se découpe en cinq lignes ?

C'est la seule façon de comparer deux propositions sans se tromper de total.